L’INTOLÉRANCE AU SANS GLUTEN

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, j’ai envie de m’exprimer sur un phénomène que je rencontre de plus en plus et qui me met profondément en colère : l’intolérance au sans gluten.

sans gluten

Je m’explique : si vous me suivez, vous avez dû remarquer que j’ai progressivement éliminé les aliments contenant du gluten de mon alimentation. Je n’en ai jamais parlé ici mais il s’avère que l’on m’a diagnostiquée il y a quelques mois une maladie inflammatoire chronique qui m’a obligée à remettre en cause pas mal de choses dans ma vie et à m’interroger sur mon alimentation.

Cette petite parenthèse personnelle refermée, je suis toujours étonnée du manque de tolérance de la part de notre société face à ce qui ne rentre pas dans la norme. Pour ma part, dès que je parle de mon alimentation (je ne suis pas vegan mais j’ai une alimentation quasiment végétarienne, sans gluten et sans produits laitiers ) je me sens immédiatement stigmatisée et jugée.

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Au mieux je fais face à des réfléxions du genre “en gros, tu ne manges plus rien ?” ce que je trouvais très énervant au départ et qui, je me suis rendue compte au fil du temps est plutôt gentil au vu du sermon reçu hier par une pharmacienne qui, sans me connaître, m’a tout bonnement balancé en pleine tête que je me provoquais volontairement des carences et que je mettais ma santé en danger… Que le phénomène inflammatoire que je lui décrivais n’avais aucun lien avec la maladie dont je souffre… Et que de toute façon je n’étais ni qualifiée, ni légitime pour parler du sujet. 

Je suis restée bouche bée face à son agressivité et son manque de compréhension et j’avoue que sa réaction disproportionnée et complètement inappropriée m’a beaucoup interpellée.

Voilà pourquoi j’avais envie de mettre les choses au clair ici (pour avoir davantage de répartie la prochaine fois ?) et noter noir sur blanc ce qui pour moi est limpide dans ma tête mais toujours très mal compris et suspect pour la plupart des gens.

Je précise que je n’invente rien, que tout est documenté et relève d’études menés par d’éminents membres du corps médical. Je vous donnerai mon ressenti sur mon expérience personnelle mais c’est tout. Chacun est libre de ses choix alimentaires et je n’ai aucunement envie d’inciter quiconque à suivre les miens. 

 

Le Gluten, c’est quoi exactement ?

Source : Vivre-paléo.frPour revenir à la base, il est important de savoir de quoi on parle.

Le gluten est une protéine végétale présente dans le blé ainsi que dans d’autres céréales comme l’épeautre, le seigle, l’orge, l’avoine, le kamut ; et donc dans tous leurs dérivés (le pain, les pâtes, les pizzas… ) et dans beaucoup de produits transformés (charcuterie, plats préparés, sauce soja, épaississants…)

Alors même que le blé constitue un pilier de notre alimentation occidentale depuis des générations, pour certains, le gluten des blés “modernes” (très différent du gluten des blés que nos ancêtres ont connu) serait aujourd’hui de moins en moins bien supporté par l’intestin.

Certaines personnes déclenchent même une réaction immunitaire anormale lorsqu’elles en consomment : ce sont les patients atteints de la maladie cœliaque (à peu près 1% de la population). Extrêmement grave, cette maladie entraine une atrophie progressive de la paroi de l’intestin grêle, ce qui engendre des troubles digestifs et une malabsorption des nutriments (vitamines, minéraux…) responsable de carences, d’anémie, d’ostéoporose… Les malades cœliaques n’ont d’ailleurs d’autre choix que de bannir totalement le gluten !

Parallèlement à ce phénomène avéré, certaines personnes pointent du doigt le gluten qui serait, à des degrés divers, responsable de troubles chez la plupart de ceux qui en consomment. Selon les gastro-entérologues, les longues protéines du gluten pourraient être en effet difficiles à digérer par les enzymes du tube digestif et favoriser des fermentations, d’où des douleurs chez les personnes atteintes d’une hypersensibilité intestinale (moins de 6%), mais sans que ces suppositions et constatations ne soient avérés scientifiquement. Contrairement à la maladie cœliaque, cette forme d’intolérance est sans danger pour la santé, même si elle génère un inconfort digestif.

Au total, moins de 7% des Français seraient justiciables d’un régime sans gluten. Celui-ci s’avèrerait donc être, selon certains, un effet de mode.

 

Le Sans Gluten : une mode ?

Enième régime de stars (Gwyneth Paltrow, Victoria Beckham ou encore Jennifer Aniston l’ont adopté depuis longtemps) sans fondement pour la plupart des gens, le régime sans gluten agace. Récemment ce sont les sportifs, Novak Djokovic en tête qui en ont fait l’apologie, vantant l’amélioration de leurs performances et de leur état de santé en général.

Or pour le Professeur Christophe Cellier, gastro-entérologue à l’Hôpital européen Georges Pompidou (HEGP), “Il n’existe aucune explication rationnelle, ni aucun bénéfice démontré chez des gens qui ne se plaignent de rien” alors que d’autres médecins estiment qu’un mécanisme différent du gluten pourrait être impliqué dans l’hypersensibilité intestinale chez certains patients alors même que les tests sanguins, qui permettent de détecter la présence d’anticorps caractéristiques de l’intolérance au gluten, sont systématiquement négatifs chez eux.

Nouvelle piste étudiée à l’aide d’une toute récente découverte qui pourrait apporter une nouvelle compréhension de l’effet pro-inflammatoire du blé : un nouveau processus d’action, indépendant de celui du gluten.

En effet, le blé contient des inhibiteurs enzymatiques, nommées aussi anti-nutriments, qui entravent l’activité de la trypsine (une enzyme qui digère des protéines) et de l’amylase (qui digère des amidons). Les résidus qui résultent de la mauvaise digestion des protéines et des amidons peuvent causer des troubles digestifs. Mais ce n’est pas tout, en plus de diminuer notre capacité à bien digérer certains aliments, ces inhibiteurs enzymatiques attaquent littéralement la muqueuse intestinale en causant de l’inflammation (1) en activant un récepteur spécifique de la muqueuse (2) qui entraine une cascade d’évènements menant à l’inflammation et occasionne de nombreuses conséquences physiologiques (troubles digestifs, inflammation systémique, etc.)

Force est de constater que le sans gluten n’est pas une mode (merci pour les malades) et de plus en plus de personnes ont un avis plus modéré concernant son cas, d’autant plus qu’il est impliqué dans de nombreuses maladies et troubles (digestifs, mais aussi articulaires, neurologiques…)

Selon le Dr. Fasano, un des principaux chercheurs sur la sensibilité au gluten, le gluten provoque la porosité de l’intestin, chaque fois que l’on en mange. Heureusement, l’intestin se répare vite, et les cellules de la paroi intestinale se renouvellent tous les 3 à 7 jours. Mais la consommation quotidienne de nombreux produits contenant du gluten peut compromettre le processus de réparation et à terme entrainer la porosité de l’intestin et pousser le système immunitaire à produire des anticorps.

Nombreux sont donc ceux qui aujourd’hui affirment que le blé cause de l’inflammation et qu’il est préférable de l’éliminer de notre alimentation si l’on souffre de symptômes. Le meilleur moyen pour s’en rendre compte est de le supprimer pendant au moins 6 semaines, l’idéal étant trois mois pour en voir les réels changements car le gluten met près de 6 mois à être totalement éliminé par notre corps.

En somme, le  gluten provoque toujours une réponse inflammatoire et constitue donc, dans une certaine mesure, une menace pour tous les organismes.

Alors sommes-nous tous sensibles ? Je n’ai pas la réponse à cette question mais je m’interroge sur le fait que, même sans diagnostic de maladie céliaque et sans présence de la prédisposition génétique, beaucoup de personnes choisissent de délaisser le blé et ne s’en porte que mieux.

Pour ma part, j’ai arrêté de consommer des aliments contenant du gluten depuis mi-septembre et j’ai vite ressenti des bienfaits insoupçonnés sur mon énergie, ma digestion et mon bien-être en général. Et bien entendu sur les symptômes en lien avec la maladie inflammatoire dont je souffre.

gluten

 

Le Sans Gluten : Dangereux pour la santé ?

Pour certains nutritionnistes, adopter une alimentation qui proscrit le gluten serait nocif pour la santé et source de déficits nutritionnels. Pire ce régime fondé sur des idées reçues (il favoriserait la perte de poids, améliorerait la digestion et la santé générale…) auraient plus de méfaits que de bienfaits car il priverait le corps de sources importantes de glucides, de vitamines et de fibres qui n’auraient pas d’équivalence dans les autres apports alimentaires.

C’est là que je bondis ! Quand on voit de plus en plus d’ouvrages et d’études qui dénoncent la toxicité du blé et du gluten et qu’on veut nous faire croire que ce qui est dangereux c’est de l’éviter, j’ai vraiment l’impression qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond !

Affirmer une telle aberration est non seulement insultant pour les personnes malades mais en plus complètement faux puisque de nombreux peuples ne consomment pas ou peu de gluten et ne sont pas pour autant en danger.

Le vrai danger serait plutôt d’en consommer si l’on en croit certains médecins comme le Docteur Seignalet qui a sorti de nombreux ouvrages sur les méfaits pour la santé et notamment pour les maladies inflammatoires, d’une alimentation à base de gluten et de produits laitiers.

Par ailleurs, le blé, sous toutes ses formes, est un formidable stimulateur d’appétit : son gluten forme une glue épaisse qui colmate les parois intestinales et empêche l’assimilation correcte des nutriments. L’organisme dénutri réagit par un regain d’appétit pour compenser le manque d’énergie. Une formidable qualité pour les industriels qui ne manquent pas de nous en proposer à toutes les sauces (si j’ose dire).

 

Changer d’alimentation : la clé

decembre

 

Effectivement, si on considère le fait que beaucoup de ces études ont été réalisées en comparant une alimentation “conventionnelle” et une autre prenant en compte les substituts “sans gluten” que l’on trouve dans les rayons supermarchés et qui n’ont que très peu d’intérêt nutritionnel. Soyons clairs, je préfère manger du pain maison à base de farine de petit épeautre par exemple mais d’origine biologique et avec un potentiel nutritionnel intéressant plutôt que du pain sans gluten bourré d’additifs.

Je privilégie une alimentation végétale avec beaucoup de fruits et légumes (de saison), des graines (sarrasin, amarante, quinoa), des légumineuses, des oléagineux… et je mange aussi un peu de viande blanche et du poisson (provenant de l’agriculture biologique et/ou issus de petits élevages).

Je ne mange plus du tout de sucre raffiné, je préfère les farines complètes aux farines blanches (de riz, de maïs… ) bref, je fais preuve de bon sens dans mon alimentation.

Alors oui, aujourd’hui je ne consomme plus du tout de gluten (ni de produits laitiers) car je ressens de réelles améliorations sur mon état de santé en général mais je ne suis pas pour autant carencée. Je dirais même que supprimer le gluten m’a imposé de préparer des petits plats maisons, de faire preuve de curiosité et de créativité dans l’élaboration de mes menus, d’intégrer des aliments que je consommais peu ou pas du tout (les fruits secs en en-cas, les légumineuses, le sarrasin qui possède de nombreuses vertus…) bref de diversifier énormément mon alimentation alors que je me nourrissais finalement presque exclusivement de blé (pâtes, pizza, quiches, pain…).

L’arrivée de la maladie m’a beaucoup forcé la main et les débuts du “sans gluten” ont été très difficiles (tellement il est omniprésent dans notre alimentation) mais au fil des jours (chaque jour “sans” était une petite victoire) et des bénéfices ressentis j’ai tenu bon et je ne pourrai plus revenir en arrière car aujourd’hui je me sens beaucoup mieux qu’avant : tant sur le plan physique, physiologique qu’au niveau du moral, de l’énergie et du bien être en général !

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Source : Pinterest

En définitive, arrêtons de juger et soyons plus tolérants avec la différence. Cet article n’a pas d’autre vocation que celle de l’information et je ne suis pas en train de vous dire d’arrêter le gluten à tout prix, simplement, il faut comprendre que tout n’est pas tout blanc ou tout noir, que les nuances sont partout. 

Alors oui, on peut adopter une alimentation sans gluten sans pour autant être atteint de la maladie coeliaque, oui l’hypersensibilité au gluten existe et est encore sous-évaluée dans notre société hyperconsommatrice de blé, oui on a le droit de choisir son alimentation et sortir des canaux traditionnels de distribution pour se nourrir différemment. Je dirais même que nous avons la responsabilité vis à vis de nous-mêmes, au vu des nombreux scandales agro-alimentaires des dernières années, de s’interroger sur notre manière de nous nous nourrir et ce que ça implique à court, moyen et long terme.

Comme disait Hippocrate, le père de la médecine : “Que ton aliment soit ton médicament” car c’est la clé d’une bonne santé. 

En définitive, personne ne connaît mieux notre corps que nous-mêmes et nos choix alimentaires ne devraient pas être sans cesse commentés, jugés, moqués…

Alors s’il vous plait, plus de tolérance, pour le sans gluten ! (Merci).

 

 

Références :

(1) Tilg H, Koch R, Moschen AR. Proinflammatory Wheat Attacks on the Intestine: Alpha-Amylase Trypsin Inhibitors As New Players. Gastroenterology. 2013 Apr 25. doi:pii: S0016-5085(13)00615-X. 10.1053/j.gastro.2013.04.035. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 23623873.

(2) Junker Y, Zeissig S, Kim SJ, Barisani D, Wieser H, Leffler DA, Zevallos V, Libermann TA, Dillon S, Freitag TL, Kelly CP, Schuppan D. Wheat amylase trypsin inhibitors drive intestinal inflammation via activation of toll-like receptor 4. J Exp Med. 2012 Dec 17;209(13):2395-408. doi: 10.1084/jem.20102660. Epub 2012 Dec 3. PubMed PMID: 23209313; PubMed Central PMCID: PMC3526354.

 

Bibliographie : 

L’alimentation ou la troisième médecine – Dr Jean Seignalet

Gluten, comment le blé moderne nous intoxique – Julien Venesson

 

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8 Comments

  1. 4 décembre 2015 / 10 h 19 min

    Je crois que c’est la faute à un effet de mode. Parce que beaucoup de gens mangent sans gluten alors que leur santé ne les y oblige pas. Du coup, ça devient comme un effet de mode et ça perd en crédibilité.
    Alors qu’il y a des personnes qui ont réellement des souffrances et des maladies qui les obligent à manger sans gluten. Et du coup, ils ne sont pas pris au sérieux.
    Enfin là c’est vraiment scandaleux que tu ais été traitée de la sorte. Elle ne te connais pas donc n’a pas à juger. Tu as bien fait de t’exprimer et de tout expliquer ici, ça peut servir !

    • 7 décembre 2015 / 7 h 28 min

      Je crois que la différence dans tout les domaines dérange et que chacun doit être libre (malade ou non) de ne pas être jugé en fonction de ce qu’il mange ou ne mange pas. Malheureusement le poids de la société pèse lourd et les préjugés ont la vie dure. Mais bon, ça m’a fait du bien de m’exprimer sur ce sujet et de toute façon peu importe ce que l’on fait on est toujours plus ou moins jugés donc autant faire ce qu’on aime et nous convient !

  2. 4 décembre 2015 / 13 h 21 min

    Je suis moi même intolérante au gluten. On l’a découvert il y a 6 mois environ. Oui, j’ai eu quelques commentaires sur “c’est la mode”. Mais quand j’explique qu’en le bannissant de mon alimentation, je peux me passer des médicaments que je devais prendre à chaque repas, et que lorsque j’en mange aujourd’hui, je passe la nuit à me tordre de douleur… ils me croient. Et je leur dit aussi que oui, il ya une mode, et que d’ailleurs, elle m’arrange bien. Je trouve du pain et des pâtes sans gluten au Casino du coin grâce à elle!!
    La pharmacienne qui t’a agressée est une imbécile ignorante. Elle me fait penser à ces médecins qui dénigrent l’homeopathie et tout ce qu’ils ne connaissent pas, justement parce qu’ils ne connaissent pas. J’évite désormais ces gens là. Qu’ils restent dans leurs certitudes!
    Celà dit, j’ai pris ma revanche sur un médecin une fois. J’avais un anti-biotique à prendre une fois, et comme ça ne fonctionnait pas, on m’en a donné de plus en plus forts…. Au bout de trois semaines, je lui ai dit que ça suffisait. ça ne marchait pas, c’est que ce n’était pas ce qu’il me fallait. Évidemment, il n’était pas d’accord. Après avoir été couverte de points rouges suite à une réaction allergique à ce traitement de choc… j’ai pris de l’homéopathie en suivant l’ordonnance d’un médecin homéopathe… et bim en 5 jours, j’étais guérie.
    Je ne me suis pas genée pour aller dire au premier toubib que selon les tests qu’ils ne m’avait pas fait, mon angine ne se soignait pas aux antibios et qu’il m’avait droguée 3 semaines pour rien, juste parce qu’il se croyait tout puissant avec ses médicaments. Or le médecin homéopathe, elle, a pris le temps de faire le petit test et en 5 jours, c’était réglé!
    Tu as raison de ne pas te laisser faire!
    Le gluten ce n’est pas mauvais en soi, c’est la quantité industrielle qu’on nous fait avaler partout qui l’est. Mais trop tard pour nous, maintenant, c’est no way!
    Bises et pardonne ce commentaire à rallonge!

    • 7 décembre 2015 / 7 h 39 min

      Merci pour ton commentaire à rallonge 😉 J’adore ta manière de positiver les situations ! Tu as raison, finalement la mode du sans gluten c’est pas si mal 😉 Je te comprends totalement quand tu parles de médecine naturelle alternative et qu’on ne te prend pas au sérieux (je vis ça aussi) mais tout compte fait si ça fonctionne chez nous c’est tant mieux pour nous et peu importe ce que les gens pensent… Je crois qu’on évolue tout différemment concernant ces sujets sensibles et que le poids de notre éducation et de la société y est pour beaucoup. Personnellement j’ai été attirée très tôt vers les médecines naturelles et l’alimentation santé et au final je crois quand dans ces domaines, il est bon d’être un peu égoïste et ne pas trop tenir compte de ce que les autres pensent (de toute façon peu importe ce que l’on fait, on est toujours plus ou moins critiqué, donc bon…).
      Tu as complètement raison pour le gluten, c’est sa consommation en excès qui est mauvaise et quand on me dit que je ne peux plus rien manger ça me fait doucement rire quand je pense à toutes les alternatives au blé et je me dis qu’au final ce sont ces personnes qui passent à côté de cette diversité et ne mange finalement quasiment que du blé donc pas grand chose sur le plan nutritif ! Même si l’arrêt du gluten n’est pas facile au tout début (question d’habitude plus qu’autre chose) le jeu en vaut largement la chandelle ! Bises et encore merci pour tes mots réconfortants !

  3. 5 décembre 2015 / 12 h 19 min

    Je comprends ton agacement de devoir justifier ton choix à chaque fois. J’ai aussi une affection chronique des intestins, pas grave mais qui me gâche la vie, et j’ai changé mon alimentation (moins de viande, beaucoup de légumes) et à terme, je voudrais diminuer le gluten. Que ce soit par conviction, par envie ou par bénéfice santé, je me fait souvent taquiner et à force, ça me donne l’impression d’être tournée en dérision alors que je ne regarde pas l’entrecôte de mon voisin en faisant une grimace. Parce que je m’en fous. J’essaye juste de partager des infos et d’expliquer mais je ne force personne à manger de la soupe le soir si il adore se faire un steak et des patates.
    Bref, courage à nous, un jour, ce sera commun de faire très attention à ce qu’on mange.

    • 7 décembre 2015 / 8 h 02 min

      Comme tu dis au début c’est plutôt marrant mais quand on voit la réaction de gens c’est de plus en plus énervant de devoir toujours se justifier et expliquer que non on n’est pas malheureux ou en carences quand on ne mange pas de croissants, de produits industriels ou de pâtes au blé, au contraire !
      Manger sans gluten c’est varier son alimentation et découvrir de nouvelles saveurs, c’est une ouverture d’esprit, une curiosité et au final une grande chance de se nourrir sainement et avec plaisir en plus;) Je crois que c’est ça que les gens ont du mal à accepter, que l’on puisse aimer se nourrir différemment d’eux !
      Mais après tout, comme tu dis on sera tous un jour ou l’autre obligés de faire attention à ce qu’on mange, c’est une question de temps… Personnellement je suis tellement reconnaissante de ce que ma maladie a apporté comme changements sains dans ma vie (toujours voir le bon côté des choses 😉 ) et je ne pourrai jamais revenir en arrière !
      Aujourd’hui j’ai décidé (grâce à tous vos commentaires) de passer au-dessus et de m’affirmer encore plus, que ça plaise ou non 🙂 Courage à toi aussi dans ta transition et merci pour tes petits mots 🙂

  4. 5 décembre 2015 / 23 h 42 min

    Hello,
    Je me rends compte que les gens ne changent pas et ne changeront pas, alors il faut passer au-dessus des jugements, car ils viennent d’ignorants ne cherchant pas à s’informer et à évoluer avec leur temps !
    Bref cela fait 4 ans maintenant que je suis sans gluten et je me porte ultra bien 🙂 Je souffrais comme toi d’une maladie chronique et quelques semaines à peine après avoir arrêté de consommer du gluten, tous les symptômes ont complètement disparus ! Mais mon entourage préfère dire que je suis “bobo” plutôt que de se rendre à l’évidence que la junk food est partout et nuit à notre santé.
    Disons que nous avons ouvert les yeux plus tôt que les autres… et que ce sera peut-être trop tard pour toutes ces personnes !
    Vive le sans gluten 🙂

    • 7 décembre 2015 / 7 h 50 min

      Coucou Sandrine ! Non effectivement les mentalités n’ont pas évolué et comme tu dis il faut s’élever et passer au dessus des réflexions et jugements (même si ce n’est pas toujours facile). En tous cas tes mots m’ont fait prendre conscience que c’est une chance d’avoir ôté ses oeillères quant à l’alimentation et je suis très contente (et pas du tout surprise 😉 ) que tes symptômes aient disparus avec l’arrêt du gluten.
      Je pense que c’est une question de temps en ce qui me concerne et j’ai bon espoir quant à ma guérison 🙂
      Le peu de curiosité des gens face à la différence et leur étroitesse d’esprit ne doit pas nous atteindre et l’important c’est ce qu’on vit et ressent ; après tout il est bon de penser d’abord à soi et à son bien-être et peu importe si les autres adhèrent ou pas à nos choix de vie !
      J’ai moi-même été cataloguée de “bobo” par beaucoup donc ça me fait rire mais comme tu dis c’est plus facile pour les gens de se complaire dans ce qu’ils connaissent plutôt que de se remettre en question, dommage pour eux…
      En tous cas merci pour ton message positif et encourageant ^_^

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